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N°03 · Sahel tunisien, plaine de Béja (TN)

BASILIC SACRÉ.

Ocimum tenuiflorum

Le basilic sacré n'est ni le basilic du marché ni celui du jardin. Sa feuille est plus petite, plus dure, plus dense en eugénol. On le cueille à l'aube, avant la chaleur.

Feuille de basilic sacré couverte de rosée, fond très sombre
Ocimum tenuiflorum — étude botanique, juin 2025.Archive TŪTA LAB.

Plaine de Béja. Le champ est petit — un hectare, en lisière d'une oliveraie. À cinq heures, la rosée n'a pas encore quitté la feuille. C'est ce moment qu'il faut. Plus tard, l'eugénol part avec l'évaporation.

Les tiges sont coupées au sécateur, mises à plat sur des draps de coton tendus sur des cadres de bois, séchage 48 heures sous toile dans une pièce sombre et ventilée. Aucune machine, aucune chaleur.

L'extraction se fait à 34 °C, sous 210 bar, pendant cinq heures dix. Le résultat est une molécule presque noire, profondément verte à la lumière. Huile d'olive Chétoui, pressée en février — la seule qui laisse passer le basilic sans le couvrir.

BASILIC SACRÉ / N°03 — BÉJA

Planches · N°03
Rangs de basilic sacré dans la plaine de Béja, brume basse à l'aube
Plaine de Béja, cinq heures. La rosée n'a pas tombé.Pl. 02
Tiges de basilic sacré coupées, posées sur papier gris d'atelier
Coupe du matin. Goutte d'huile essentielle visible.Pl. 03